L’indice des prix à la consommation (IPC) du Canada a ralenti à 2,8 % sur 12 mois en juin, alors que les prix de l’énergie ont effacé une partie de leur hausse antérieure. Les pressions plus généralisées sur les prix se sont aussi atténuées : l’IPC hors aliments et énergie est demeuré sous la cible, et les mesures de l’inflation fondamentale privilégiées par la Banque du Canada, l’IPC-tronqué (CPI-trim) et l’IPC-médian (CPI-median), sont toutes deux passées sous 2 %. Les indicateurs de diffusion de l’inflation sont restés contenus, ce qui laisse croire que les hausses antérieures des coûts des intrants ne se sont pas largement propagées à l’ensemble du panier de l’IPC.
Ces données concordent avec l’évaluation de la Banque du Canada selon laquelle l’inflation sous-jacente est près de la cible, même si l’IPC global demeure sensible aux développements mondiaux. Dans ce contexte, RBC s’attend à ce que la BdC maintienne le taux à un jour inchangé pour le reste de 2026. Cet article a été produit à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle et révisé par un éditeur.
Perspectives de taux d’intérêt et tendances de l’inflation
Nous croyons que le refroidissement de l’inflation canadienne à 2,8 % en juin annonce une période d’accalmie pour la Banque du Canada. Comme les mesures fondamentales telles que l’IPC-tronqué et l’IPC-médian passent sous la cible de 2 %, la banque centrale est très susceptible de maintenir les taux inchangés jusqu’à la fin de 2026. Les opérateurs sur produits dérivés devraient en conséquence viser une volatilité plus faible, notamment en vendant des options USD/CAD à court terme afin d’encaisser la prime.
Cette pause attendue signifie que les contrats à terme sur le Canadian Overnight Repo Rate Average (CORRA) font face à peu de catalyseurs à la hausse comme à la baisse. Les données récentes montrent que la volatilité implicite des options CAD à trois mois a déjà glissé vers des creux de plusieurs mois, autour de 5,5 %. Nous recommandons de négocier des écarts calendaires (calendar spreads) sur ces contrats de taux d’intérêt afin de tirer parti des perspectives neutres du marché.
Positionnement stratégique dans un contexte d’écarts de rendement stables
Par ailleurs, l’écart de rendement actuel entre les obligations d’État américaines et canadiennes à 2 ans demeure stable, autour de 65 points de base. Comme la trajectoire de la Réserve fédérale est moins certaine que celle de la Banque du Canada, nous recommandons d’utiliser des options de vente (puts) sur le CAD afin de se couvrir contre tout regain soudain de force du dollar américain. Cette approche permet de gérer efficacement le risque, tandis que le marché canadien demeure dans ce mode d’attente relativement calme.
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