L’indice des prix à la consommation (IPC) en Chine a augmenté de 1 % sur un an en juin, sous le consensus de 1,1 %. Ce résultat indique une dynamique inflationniste plus modérée que ce que les marchés avaient anticipé pour le mois.
L’écart par rapport aux attentes pourrait renforcer l’idée que la demande intérieure demeure contenue, même si l’indicateur global reste en territoire positif. Le portrait deviendra plus clair avec les prochaines publications et tout détail complémentaire permettant d’identifier les facteurs qui expliquent les variations de prix.
Perspectives de politique monétaire et implications pour la devise
Le chiffre d’inflation inférieur aux attentes en Chine, à 1,0 % pour juin, confirme selon nous la faiblesse de la demande intérieure. Ces données donnent à la Banque populaire de Chine (PBoC) une marge de manœuvre importante pour procéder à un assouplissement monétaire additionnel. Nous prévoyons que cela exercera une pression à la baisse sur le yuan chinois au cours des prochaines semaines.
Dans ce contexte, nous voyons une occasion sur les marchés des changes. La divergence de politique entre une PBoC potentiellement plus accommodante et une Réserve fédérale qui demeure prudente rend attrayant l’achat d’options d’achat (calls) sur la paire USD/CNH. Nous visons un mouvement vers le niveau de 7,35 d’ici la fin du troisième trimestre.
Ces données d’inflation ne constituent pas un signal isolé, puisqu’elles s’inscrivent dans la foulée du récent PMI manufacturier Caixin, qui a reculé à 49,8, retombant en zone de contraction. Historiquement, une combinaison de faiblesse de l’inflation et de données manufacturières a précédé une baisse de taux de la PBoC dans un horizon de 4 à 6 semaines, un schéma similaire à celui observé à la fin de 2024. Nous surveillerons donc de près toute annonce concernant le taux préférentiel de prêt (LPR).
Marchés des matières premières et stratégies de volatilité sur actions
Le ralentissement de l’économie chinoise a aussi des implications directes pour les matières premières industrielles. Comme la Chine représente plus de 50 % de la consommation mondiale de cuivre, ces données de consommation faibles laissent entrevoir une demande qui restera molle. Nous nous positionnons en conséquence en achetant des options de vente (puts) sur des contrats à terme sur le cuivre à échéance septembre.
Pour des indices boursiers comme le Hang Seng et le China A50, la situation crée de l’incertitude, et donc de la volatilité. Bien que la perspective de mesures de relance gouvernementales puisse soutenir les marchés à court terme, la faiblesse sous-jacente de l’économie devrait limiter l’ampleur de tout rebond. Ce contexte se prête bien aux stratégies axées sur la volatilité, comme l’achat de straddles afin de profiter d’un mouvement marqué des prix dans un sens ou dans l’autre.
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