Le solde des prix des logements de la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS) du Royaume-Uni est demeuré en territoire négatif en juin, ce qui indique que la pression à la baisse sur les prix se poursuit. La lecture s’est établie à -33 %, un résultat plus faible que le niveau de -30 % attendu.
Par rapport à -28 % en mai, la donnée de juin marque une détérioration supplémentaire du sentiment sur l’ensemble du marché de l’habitation. Le solde est calculé à partir des répondants au sondage qui signalent des hausses de prix par rapport à des baisses; une lecture plus négative signifie qu’une part plus importante observe une diminution des prix.
Refroidissement rapide du marché de l’habitation au Royaume-Uni et risques pour la livre sterling
Le marché de l’habitation au Royaume-Uni se refroidit plus vite que prévu. Le dernier rapport de juin affiche un solde des prix de -33 %, un signe clair de faiblesse et pire que la prévision de -30 %. Cela indique que davantage d’arpenteurs constatent des baisses de prix, ce qui laisse entendre qu’un ralentissement économique plus large est en train de s’installer.
Compte tenu de ces données, nous estimons que la livre sterling est vulnérable. Un marché immobilier faible amène souvent la Banque d’Angleterre à envisager des baisses de taux, et les récentes données d’inflation montrant un IPC à 2,1 % lui donnent une marge de manœuvre. Nous devrions envisager un positionnement en faveur d’une sterling plus faible face au dollar américain, en visant potentiellement le niveau de 1,24 au cours des prochaines semaines.
Implications pour les marchés boursiers britanniques et la politique monétaire
Nous observons aussi une faiblesse particulière des titres domestiques britanniques, surtout chez les constructeurs résidentiels et les banques. Lors du dernier important repli du marché immobilier en 2008, les actions des principaux constructeurs ont reculé de plus de 60 % avant que l’ensemble du marché n’atteigne son creux. Nous devrions donc envisager l’achat d’options de vente (puts) sur l’indice FTSE 250 ou sur des sociétés précises comme Barratt Developments, car elles sont très sensibles au sentiment des consommateurs et au marché de l’habitation.
Ces données sur le logement renforcent l’idée que le prochain geste de la Banque d’Angleterre sera une baisse de taux. Nous devrions utiliser des produits dérivés de taux d’intérêt, comme les contrats à terme sur le SONIA, afin de nous positionner en vue de coûts d’emprunt plus faibles d’ici la fin de l’année. Le marché évalue maintenant à 70 % la probabilité d’une baisse de taux d’ici novembre 2026, contre 50 % il y a à peine une semaine.
Ce n’est pas un signal isolé; cela concorde avec d’autres statistiques récentes. Par exemple, les approbations de prêts hypothécaires publiées par la Banque d’Angleterre pour mai 2026 avaient déjà reculé à 58 000, le plus bas niveau en six mois. Cela confirme que les coûts d’emprunt plus élevés freinent déjà la demande, et ces dernières données sur les prix montrent que les effets négatifs s’accélèrent.
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